Présidence du Gabon - Gabon Industriel

Gabon Industriel Accueil

LES ENJEUX PAR SECTEUR

  • Partager sur facebook
  • Partager sur twitter
  • Envoyer à un ami
  • imprimer

LE BOIS

Transformation du bois dans l'usine gabonaise de Rougier
Le bois, un enjeu pour la valorisation du savoir-faire gabonais
Depuis 2009 et l’accession au pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, la filière bois est en plein essor et occupe une place de choix dans le paysage industriel gabonais. La filière est un parfait exemple qui montre la voie à suivre pour l’émergence du pays à l’horizon 2025.

La forêt, potentiel incontournable pour l'écosystème régional

La forêt, potentiel incontournable pour l'écosystème régional, est un réel atout économique pour le Gabon. Second potentiel forestier d'Afrique, elle couvre 200 000 km2, soit 85 % du territoire gabonais, et compte plus de 400 essences d'arbre.

D’une richesse écologique inestimable, le potentiel marchand de la forêt gabonaise reste à développer. Il est aujourd'hui estimé à 400 millions de m3 (dont 130 millions de m3 d'Okoumé).

La principale essence exploitée est l'Okoumé, mondialement réputée pour la fabrication de contre-plaqué. Elle représente plus du quart des ressources. 80 autres essences sont également exploitées.

La filière bois en quelques chiffres

  • Couvert forestier : 22 millions ha soit 85% du territoire national ;
  • Potentiel exploitable : 12,5 millions ha, soit les 3/4 de la forêt gabonaise ;
  • 80 essences sont actuellement exploitées. 400 autres essences sont connues et considérées comme exploitables. Au niveau mondial, le Gabon fournit 8% du bois;
  • A ce jour, la filière bois gabonaise est le 2ème secteur d'emploi du pays

Répartition géographique

Le Gabon compte 3 zones d'exploitation :

  • Le long de la côte, domaine réservé aux exploitants gabonais;
  • Dans la Nyanga, le bassin de la Ngounié, le Moyen et le Haut-Ogooué, l'Ogooué-Lolo, ainsi qu'une partie de l'Ogooué-Ivindo et du Woleu-Ntem. Cette zone regroupe actuellement l'essentiel des grandes exploitations forestières. Elle bénéficie de la desserte de la ligne de chemin de fer;
  • Le quart nord-est du pays, moins exploité. Il inclut une réserve protégée (Minkébé) et d'importantes surfaces de savanes non boisées (plateaux Batéké).

Les principaux acteurs

En 2008, la Chine était de loin le premier client, avec 1 103 274 m3 achetés au Gabon. L’exportation de bois transformé représentait plus du tiers des exportations de bois vers la Chine. La France était le 2ème importateur (277 675 m3 importés, soit 14,3% de part de marché).

En 2012, c’est l’Europe qui bénéficie en premier lieu des produits bois gabonais. 42% d’entre eux sont vendus aux pays de l’UE, 36% sont exportés en Asie et 22% en Afrique/Amérique. Des groupes importants sont impliqués dans la transformation et la commercialisation en Europe : Rougier-Gabon, CEB (Cie Equatoriale des Bois), Thanry, Plysorol (filiale d'Isoroy), Cora...

Des petites entreprises exploitent également ce secteur : Lutexfo, SHM (Sté de la Haute Mondah), SBL (Sté des Bois de Lastourville), CFA, EFG, COMEXFO, EFM, EGG, GEB, NSG, SGBF...

Par ailleurs, la Zone Economique Spéciale multisectorielle de Nkok permet aujourd’hui aux entreprises étrangères de venir s’installer au gabon à des conditions avantageuses. Au début de l’année 2013, sur les 62 investisseurs de la Zone Economique, 40% des investisseurs travaillent dans la filière bois.

Les ambitions pour la filière bois

Entre 2009 et 2013, le paysage de la filière bois a déjà évolué. Le travail réalisé par le gouvernement et les entreprises locales est récompensé. Le nombre d’usines a, par exemple, fortement augmenté. En 2009, le pays comptait 81 usines ; en 2013, il y a 114 usines consacrées au bois. Cela a bien évidemment une répercussion au niveau des emplois : en 2009, la filière employait 4000 personnes ; en 2012, elle génère 7000 emplois.

De plus, la hausse croissante du nombre d’entreprises de la filière a permis d’augmenter le volume de l’exploitation du bois : en 2009, le pays exploitait 1 180 000m3 de grumes ; en 2012, le volume atteint 1 600 000m3.

La filière bois stimule la diversification de l'économie : transport, entretien, équipement mécanique, manutention...

Jusqu’à présent, la quasi-totalité de la production forestière était exportée sous forme de grumes. Alors que le code forestier de 2001 prévoyait normalement que 75% des grumes devaient être transformées au Gabon en 2012, les analyses ont montré que seules 25 à 35% étaient transformées à deux ans de l'échéance. Le Président Ali Bongo Ondimba et le gouvernement gabonais ont donc décidé d'interdire l'exportation des grumes au 1er janvier 2010.

La décision d’interdire l’exportation du bois brut a été prise dans le but de favoriser en profondeur la transformation locale du bois et surtout de permettre au pays de créer de nombreux emplois qualifiés qui vont booster l’économie nationale. Pour démarrer au mieux cette transformation du secteur, l’Etat a décidé de créer un Bureau Industrie Bois, un organe administratif chargé d’appuyer l’industrialisation du secteur forestier, mais aussi de dispenser des formations aux opérateurs industriels.

Aujourd’hui, pour s’assurer que toutes les étapes de transformation du bois soient respectées, plusieurs garanties permettent de s’assurer d’une exploitation fiable :

  • Le label FSC : cette norme internationale reconnue de tous permet de garantir que le bois est issu d’un environnement durablement géré;
  • La grille de légalité mise en place par l’agence d’exécution des activités de la filière bois : elle permet de comprendre comment l’entreprise fonctionne, comment la forêt est exploitée et savoir si la fabrication des produits est conforme à la réglementation en vigueur;
  • Le Code forestier : ce texte est l'ensemble des dispositions applicables au secteur des Eaux et Forêts. Il permet de fixer les modalités de gestion durable en vue d'accroître sa contribution au développement économique, social, culturel et scientifique du pays.

Grâce à ces garanties, le Gabon entre pleinement dans les critères fixés par l’Union Européenne à compter de mars 2013. Ces derniers exigent que tout bois importé devra porter une grille de légalité et de traçabilité.

 Pour découvrir le texte complet :

http://medias.legabon.net/PROD/0000000427.pdf

Les opportunités d’investissement dans la filière bois

Aujourd’hui, de nombreuses opportunités existent pour les investisseurs étrangers, notamment grâce à la Zone Economique Spéciale multisectorielle de Nkok, un projet phare en Afrique centrale. Située à 27 kilomètres à l’est de Libreville, cette zone – qui a commencé ses activités en mars 2011 - a notamment pour vocation première de promouvoir la production et la transformation de bois dans le pays. A ce jour, sur les 62 investisseurs de la Zone Economique, 40% des investisseurs travaillent dans la filière bois. D’ores et déjà, la 1ère usine de transformation du bois est active. Pour en savoir plus sur la ZES de Nkok :

http://medias.legabon.net/PROD/0000004183.pdf

Du côté d’Owendo, la Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) tourne à plein régime. Depuis la fin de l’exportation, la SNBG a conçu un plan d’industrialisation de sa production. Ce projet ambitieux a attiré de nombreux investisseurs extérieurs. En 2012, le capital de la société est ainsi passé de 4 à 10 milliards de FCFA. Sur place, il sera possible de prendre en charge toutes les étapes de transformation, du tranchage au sciage, en passant par la production de contreplaqués.
Ceci ouvre de nouvelles opportunités pour le secteur ainsi que pour le pays lui donnant ainsi une longueur d'avance sur les pays du Bassin du Congo en devenant le site de transformation majeur du bois dans la sous région et donc un marché potentiel plus important.

Par ailleurs, en 2014, l’ouverture de l’école de Booué spécialisée dans les métiers du bois va permettre de former des ingénieurs gabonais de qualité qui s’occuperont de toutes les étapes de la transformation du bois. Les métiers - agents de maintenance, mécaniciens et agents commerciaux - seront mis à l’honneur. La recherche aura également toute sa place.

Pour en savoir plus sur la filière bois, découvrez Les cahiers de l'émergence : l'activité de la filière bois au Gabon.

Pour ceux et celles qui souhaitent se lancer dans l’industrie du bois, voici la liste des lycées, des métiers et des formations :

Lycée Technique Omar Bongo : Brevet des techniciens en structures bois, menuiserie ébénisterie ; BAC F1D dans le bois et matériaux associés.
Lycée technique de Tchibanga : BEP en Menuiserie et Ebénisterie.
Lycée technique d’Oyem : BEP en Menuiserie et Ebénisterie.
Lycée technique de Fougamou : Menuiserie et Charpenterie.
Centre de Formation Professionnelle de Libreville, Tchibanga, Makokou, Franceville et Koulamoutou : Formation en Futage.
Institut Technologique d’Owendo : DTS en Consulting Bois et Habitat.

Pour les professionnels, voici la liste des contacts des entreprises travaillant avec le Ministère de l’enseignement professionnel :

- Création nouvelle : M. Onbouma Fabian - 07 61 80 83
- Idéé 2000 : 01 72 27 35
- Socoba : 01 70 05 01
- Ecowood : M. Hans Fahrni - 06 76 09 50
- Socofi : M. Thierry Kamel - 07 89 22 28
- MBA : 01 74 67 67
- Sobamiga : M. Mouele Cyril - 07 94 11 04
- Cim BTP : 01 72 15 18

Inauguration du complexe métallurgique de Moanda : un complexe pionnier en Afrique subsaharienne

La Comilog va désormais transformer le minerai de manganèse en métal pur et en alliage métallique.